
La pratique des asanas, infinie et symbolique, prépare au prāṇāyāma en enseignant l’art de respirer : c’est le souffle qui amène la posture, et non l’inverse. Le yogi maîtrise un āsana lorsqu’il le maintient dans la durée avec une respiration calme, longue et fluide. Au quotidien, cette pratique assouplit le corps et l’esprit, facilitant une assise stable et confortable. Pour respecter les courbures naturelles du dos et garder la colonne droite, basculez le bassin en légère antéversion et descendez les genoux sous le nombril, plaçant ainsi le creux lombaire.
Sinon, le corps compensera le manque de souplesse en ajustant le bassin et le haut du corps :
- soit en optant pour l’arrondissement du dos : les épaules s’enroulent alors vers l’avant et la cage thoracique écrase le diaphragme ;
- soit en projetant la cage thoracique en avant : le creux lombaire se déplace alors plus haut, à la hauteur du cœur.
Cette simple observation montre que le souffle ne pourra pas s’épanouir pleinement pour nourrir chaque cellule. Le trajet et travail de nettoyage du souffle s’en trouve perturbé.
Le souffle doit s’épanouir dans tous les canaux du corps (nāḍīs) pour amener l’énergie vers le canal central (suṣumṇā). Pour pratiquer le prāṇāyāma, une assise stable, confortable et à la colonne droite est donc indispensable. Pour les débutants il est important de l’aménager à l’aide d’un support (coussin, mur, chaise etc..). Il faut malgré tout respecter les points suivants :
- Les jambes doivent être installées confortablement pour ne pas gêner le système de circulation du sang, le bas du corps doit être détendu,
- Les genoux doivent se trouver sous le nombril,
- La colonne vertébrale parfaitement droite du sacrum à l’occiput,
- Positionner le Jalandhara-bandha (menton en direction de la fourchette sternal),
- Les bras le long du corps détendus,
- Les yeux fermés.
« La respiration est « le fil qui nous tisse ». « Comme la navette du métier à tisser qui va et vient sans cesse, le rythme qui préside à la vie du cosmos est de type binaire : contraction et expansion. » » Gerard Duc.

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